Accueil > Toutes les actualités > Abandons : encore trop nombreux malgré les adoptions

Abandons : encore trop nombreux malgré les adoptions


© I-CAD

S’il rime avec gaieté, l’été n’est pourtant pas toujours une période tranquille et joyeuse pour les animaux. Les vacances estivales sont malheureusement un moment de l’année propice aux abandons.

L’abandon : un acte en hausse chaque année devenu commun et souvent impuni

Si l’abandon est un acte sévèrement puni par la loi (2 ans de prison et 30 000€ d’amende - article 521-1 du Code pénal), il est devenu aujourd’hui un acte récurrent devenu tristement banal. 

Les raisons supposées sont nombreuses : problèmes de comportement, déménagement, événements familiaux - tels qu’un divorce, un décès ou une naissance - problème de santé de l’animal, problèmes financiers, découverte d’allergies ou encore problème de voisinage.

Une situation qui peine à s’inverser

Pour palier en partie ce fléau, associations, refuges, familles d’accueil et adoptants jouent rôle clé dans la chaine solidaire de l’adoption.

Avec plus de 1 000* structures en France, les refuges prennent en charge les animaux issus des fourrières et les proposent à l’adoption, ou encore, les placent au sein de familles d’accueil. Ces transferts sont officiellement réalisés depuis le compte professionnel de ces structures sur le site internet I-CAD.
Elles accueillent également les animaux qui ont été déposés à l'abandon dans leurs locaux, ou encore placés suite à des réquisitions de police-gendarmerie ou des décisions judiciaires. 

Les associations sont également très nombreuses en France, puisqu'on en dénombre 1 400 sur tout le territoire. Elles jouent un rôle majeur dans le suivi et la protection des animaux. A la différence des refuges, ces dernières n’ont, pour la plupart,  pas de capacité d’hébergement d’animaux et s'appuient sur le placement des animaux au sein de familles d’accueil.

Si les deux accueillent des animaux, il faut distinguer "Famille de Pension ou de garde" et "Famille d'accueil" :  La famille de garde ou de pension fournit une prestation de service de garde pour animaux. La famille d'accueil, quant à elle, s'implique de manière bénévole et solidaire.

Les familles d’accueil reçoivent les animaux en échec d'adoption. Elles s’engagent à accueillir un animal pour une durée déterminée. En effet, la durée de prise en charge de l’animal est variable, pouvant aller d’un jour, une semaine ou de plusieurs mois à plusieurs années. Leur rôle est majeur car il permet de désengorger les refuges et associations saturés, tout en offrant des conditions de vie agréables à l'animal.
Si la plupart des associations et des refuges  prend en charge les frais vétérinaires de l’animal, il faut savoir que la famille d’accueil supportera parfois les frais liés à la nourriture. 

Enfin, les adoptants, maillons finaux de cette chaîne, sont les personnes qui accueillent les animaux de manière définitive.  Le désir de sauver une vie constitue souvent une raison principale à leurs démarches.

Si le nombre d’adoptions en France est significatif (environ 42 000 adoptions dans les refuges SPA en 2016, et près de 35 000 en 2018 depuis le mois de juin), le manque d'hébergement demeure un problème récurrent pour les associations et les refuges qui, faute d’adoptants et de familles d’accueil, sont amenés à placer l’animal en pension payante. Un tel dispositif représente un gouffre financier insensé pour ces structures.

Angélique MERET Présidente de l'association Orfée (Maine et Loire) précise : « Désormais il est aussi difficile de placer un chiot qu’un chien adulte. Les seuls animaux qui partent facilement sont les tous petits »

Famille d’accueil pour animaux : comment le devenir ?

Offrir un foyer provisoire à un animal est un engagement moins lourd pour une famille que celui d'une adoption, même s'il représente un investissement réel.

Parce que ce dispositif concerne souvent des pensionnaires de longue durée, qui présentent parfois une pathologie ou un handicap particulier, le choix d'accueillir un animal doit être murement réfléchi par une famille.

La démarche est simple. Une candidature doit être déposée en ligne ou adressée une association ou un refuge animalier proche de votre domicile.
Votre demande est étudiée en fonction de plusieurs critères d’éligibilité. Le refuge ou l’association s’assurera en effet du sérieux de votre démarche, de vos motivations, de votre disponibilité ainsi que de la conformité de votre logement.

Afin d’encadrer le placement temporaire de l’animal, un contrat est conclu entre la structure d’où provient l’animal et la famille d'accueil. Ce document n’est en aucun cas un contrat d’adoption car il précise la prise en charge d’un animal de manière temporaire, définie dans le temps. L'animal demeure la propriété de l’association ou du refuge qui le confie à une famille d'accueil.

Détenteur ou propriétaire : Quelle différence ? 
Si la carte d’identification I-CAD constitue une présomption de propriété, une attestation de vente, de cession ou un contrat d’adoption font avant tout office d'acte de propriété.

Ainsi, les familles d’accueil qui souhaitent adopter l’animal qu'elles hébergent doivent se rapprocher de la structure qui l’a placé. Bien que ce dernier soit destiné à rejoindre un jour de nouveaux adoptants définitifs, la famille d’accueil reste cependant prioritaire dans le processus de son adoption, si elle en exprime le souhait.

Nos conseils pour un accueil réussi

Pour que le séjour de l’animal se déroule dans les meilleures conditions, son arrivée doit être préparée.

Françoise a accueilli plus d’une centaine de félins en 13 ans. Au fil des années, cette bénévole a su acquérir les bons réflexes «  Donner son odeur à l’animal … par des caresses, un vêtement porté facilite son intégration dans le foyer lorsque d’autres animaux sont présents. Pour le mettre à l’aise il est important de lui parler avec une voix calme et de ne pas le brusquer afin que celui-ci prenne ses marques à son rythme.

Accueillir un animal est un projet qui doit être partagé par toute la famille qui l'accueille.

Angélique MERET  ajoute « il faut des familles d’accueil compréhensives, douces, patientes qui ont quelques connaissances canines ou félines, sinon, cela est souvent voué à l’échec. »

Enfin, accueillir un animal, c'est avant tout prendre la responsabilité de son bien-être et de sa sécurité.